lent les promesses politiques, économiques et sociales du Président BIYA
Dans ses v?ux à la nation camerounaise le 31/12/2010, le Président de la République, Mr Paul BIYA a an
noncé des décisions et le lancement de projets que le peuple camerounais et le RDMC, souhaitent vo
ir réaliser depuis de nombreuses années.
Le RDMC doute de la crédibilité de ses projets au regard de nombreux autres annoncés dans le pas
sé et qui ne sont point réalisés jusqu?à ce jour. Les actions politiques, économiques et sociales du Préside
nt BIYA que nous aurions bien voulu saluer, réside hélas depuis 27 ans uniquement dans sa seule pa
role.
En effet comment peut-on annoncer de nouveaux projets sans faire le bilan de ceux inscrits dans le
passé et qui demeurent toujours dans les cartons ou sont inachevés?
De nombreuses annonces touchant divers domaines de la vie politique, économique et sociale ont é
té faites par le passé sans suite.
Lors de la dernière visite officielle du Président de la République à Paris en Juillet 2009, il prom
ettait que, dès son retour à Yaoundé, le droit de vote des Camerounais de l?étranger et de la double nation
alité seraient immédiatement légiférés. D?ailleurs il n?y a pas matière à légiférer pour que puissent vote
r les Camerounais qui n?ont pas acquis de nationalités étrangères.
En Six mois plusieurs assises des sessions de l?assemblée n?ont donné lieu à aucun examen de projet
de loi, malgré le rappel d?un député lors des questions orales.
Pendant son adresse à la nation, il promettait encore, pour corriger sa propre turpitude, suite aux mu
ltiples récusations nationales et internationales de ses amis du parti au pouvoir nommés pour or
ganiser les élections dont il est candidat, que des améliorations seraient apportées au fon
ctionnement d?ELECAM.
Pour mémoire, des assurances similaires avaient été données, dans un passé récent, à la communa
uté internationale quant à l?indépendance d?ELECAM mais quelques mois plus tard, des membres issus du parti au pouvoir le RDPC étaient nommés en violation des textes qui régissent le fonctionnement de
cet organe ! Comment accorder une valeur à des promesses d?un homme, souvent aussi vides les unes que
les autres?
Alors que le Cameroun se trouve à quelques mois des échéances électorales, les démembrements d?ELE
CAM ne sont toujours pas encore opérationnels, les inscriptions sur les listes électorales paralysées. La
loi interdit pourtant l?interruption des inscriptions en cours d?année, le transfert du fichier électoral du MIN
ADT à ELECAM n?est toujours pas effectué en dépit de l?expiration des délais légaux.
Fort de ces blocages coupables, le RDMC se réserve le droit dès lors, d?user à tout instant, de la résis
tance civile dans les sous-préfectures pour faire inscrire les camerounais sur les listes conformément à
la loi.
Sur le plan économique, la frénésie qui accompagne les poses de première pierre, le lancement d?av
is de pré qualification, d?appels d?offres, les accords ou conventions de financement en euros, dolla
rs ou en yuans, n?est que pure gesticulation gouvernementale autour des projets qui ne seront pas ré
alisés.
De nombreux goulots d?étranglements caractérisent le gouvernement du Cameroun : lenteurs admin
istratives, l?incohésion gouvernementale caractérisée par de nombreux conflits de compétences entre
ministères, la gabegie, la déliquescence de l?Etat de droit, la corruption pour ne citer que ceux là.
En attendant l?application de l?article 66 de la constitution sur la déclaration des biens des gesti
onnaires de la fortune publique qui tarde à venir, seule à même de prévenir ce fléau de la corruption, Il y
a lieu ici de saluer puis d?encourager la reprise et la poursuite de l?opération « Epervier » si tant est qu?elle s
oit sans exclusive et débouche sur le recouvrement effectif des sommes détournées des caisses de not
re Etat.
Parmi les promesses non tenues de M. Paul BIYA, on peut rappeler aussi entre autres :
1- La route Ayos-Bonis
commencée depuis 2005 qui peine toujours à sortir des limbes malgré les multiples déclarations des ministres des travaux publics et du maître d??uvre, la société ARAB CONSTRUCTORS.
2-La réalisation de la première tranche de la route Yaoundé-Kribi
(Yaoundé-Olam) par le même maître d??uvre, la société ARAB CONSTRUCTORS, qui nécessit
e aujourd?hui un financement additionnel d?un montant de plus de dix milliards de FCFA ;
La constance des mêmes causes qui produisent les mêmes effets (études incomplètes ou mal fait
es) est avérée sous le régime de M. Paul BIYA.
3-L?hôpital de référence de Sangmélima
dont la durée de réalisation a été largement dépassée semble soumis aux mêmes aléas d?études
prétendument mal faites. Pendant ce temps les malades qui espéraient enfin des soins appropriés, pro
ches de leurs domiciles peuvent toujours attendre à cause de cette technostructure camerounaise i
nefficace et budgétivore.
4-Le feuilleton de la Camair Co
est là également pour tempérer les espoirs du peuple camerounais quant à la réalisation de nouvelles annon
ces. Le seul avion B767-300 « le Dja » dont dispose cette compagnie aérienne en gestation, après sa visite
technique onéreuse en Irlande, n?a pas à ce jour subi sa visite « A » prévue selon les standards internatio
naux.
Les études coûteuses qui auraient pu éviter l?improvisation à la création de Camair Co, n?ont servi de plus q
u?à ponctionner l?Etat. Depuis 4 ans la compagnie créée est au même point.
En signant récemment un contrat avec le cabinet allemand Lufthansa Consulting pour l?assister dans le
lancement de la compagnie nationale Camair Co, le Gouvernement Camerounais reprend au point
zéro un travail qui a été fait ou aurait du être fait depuis 4 ans. En effet le contrat prévoit une assis
tance dans la définition d?un business plan, la réalisation d?une étude de marché, la définition des choix com
merciaux, techniques et financiers, ainsi que le recrutement de l?équipe dirigeante (une offre vient d?ê
tre lancée par le cabinet pour le recrutement d?un Directeur Général, d?un Directeur financier et d?un Di
recteur des opérations). En rappel, Camair Co est dirigée pour l?instant par un Administrateur Délégué, qui a lancé en juillet dernier une campagne de recrutement de 443 employés.
Un projet qui aurait du être réalisé en 24 voir 36 mois n?a désormais plus dans l?immédiat de lisibilit
é. On peut aussi déplorer que les liaisons aériennes internes notamment à destination du Septentrion soie
nt désormais d?une fréquence limitée et à des coûts exorbitants.
S?agissant des procédures d?appels d?offre lancés récemment ou les accords de financements signés ce
s dernières semaines notamment pour la réalisation d?ouvrages hydroélectriques promises par le chef
de l?Etat :
L?avis de pré-qualification (n°001/DG/DP/EDC/2009) faisant suite à la table ronde des bailleurs de fonds
sur le projet de construction du barrage réservoir de Lom Pangar, n?est qu?une étape parmi tant d?autr
es à franchir avec succès avant tout début de travaux qui peut attendre bien longtemps.
Les promesses de financement d?un montant de plus de 150 Mds de FCFA, faites par les bailleurs de fo
nds lors de cette table ronde ne pourront probablement se confirmer qu?en février 2010 après la réal
isation effective par la partie camerounaise de deux étapes cruciales :
l?achèvement des études d?impact environnemental
la définition du cadre juridique et financier du projet par le Gouvernement et Electricity D
evelopment Corporation (EDC).
Le début réel des travaux du barrage n?interviendra alors qu?après la modification préalable du tracé de
l?oléoduc Cameroun-Tchad estimée à 15-20 Mds FCFA.
Il en va de même pour l?accord de financement d?un montant de 49 millions de $ soit 22 milliards de FC
FA que vient de signer le gouvernement Camerounais avec l?EXIMBANK chinoise pour la co
nstruction du barrage sur le Dja à Mékin.
Le contexte de crise économique internationale qui frappe de plein fouet le monde et p
articulièrement les grands groupes internationaux appelés à financer les projets structurels prévus dans
la « politique des grands ambitions », ne permet pas de croire à la crédibilité des affirmations du Président de la république.
Le Gouvernement camerounais doit démontrer par les actes qu?il peut réaliser aujourd?hui, dans un contex
te plus difficile, ce qu?il n?a pas voulu, pu ou su réaliser à un moment économiquement plus favorab
le.
Peut-on alors séparer toutes ces promesses démagogiques d?une précampagne électorale?
Dans un tel contexte on doit s?attendre prochainement, à une succession de visites et d?annonces nouve
lles dans les capitales des régions inhabituellement fréquentées par le Président de la république comme
Garoua, Bafoussam voire Bamenda la rebelle du régime pour y chercher du bétail électoral !
Afin de dissiper ce voile brumeux avec lequel les autorités tentent d?envelopper les Camerounais, le RDM
C (Rassemblement Démocratique pour la Modernité du Cameroun) entend dessiller les yeux de nos co
mpatriotes à l?approche de cette échéance capitale pour l?avenir de notre pays.
Pour le RDMC

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