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mardi 29 juin 2010

Séminaire: La gendarmerie déclare la guerre à la cybercriminalité


Le constat n’est plus un fait nouveau pour personne. La fulgurante ascension des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a favorisé le développement d’une nouvelle forme de grand banditisme. Dés lors, les bandits ne sont plus seulement sur les grands chemins mais également sur la toile ; prêts à sévir. Tentés par un accès rapide à la fortune grâce à des annonces retrouvées dans leur boîte email, certains Camerounais deviennent même sans le vouloir la proie de certains internautes véreux. Conséquence, la grande délinquance, le terrorisme, les actes de sabotage, d’escroquerie et de rançonnage gagnent du terrain à une vitesse incroyable. Cela s’appelle de la cybercriminalité. C’est donc pour barrer la voie à ce fléau qu’un séminaire de formation et de sensibilisation sur la question a été organisé au commandement des écoles et centres d’instructions de la caserne du camp Yeyap à Yaoundé.  Pendant trois jours, une quinzaine d’officiers supérieurs de gendarmerie ont reçu des experts de la société Techno Consult, des techniques et des stratégies visant à localiser et neutraliser les auteurs de ces crimes. « Ils ont été initiés à l’investigation numérique, aux blocages des sites Internet malveillants, à la recherche à la découverte et à la neutralisation de ces criminels mêmes si ceux-ci croient avancer en étant masqués. Nous avons également mis l’accent sur le volet juridique car à ce nouveau crime s’adapte un nouveau droit », explique Emmanuel Monkam, expert.
En remettant les diplômes de fin de formation aux différents participants, le commandant des corps d’armées et représentant du secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie Gén. Oumarou Djamyaya, s’est réjouit de l’organisation et du thème retenu pour ledit séminaire. D’autant plus qu’ « il devenait urgent de procéder au renforcement des capacités des responsables du maintien de l’ordre pour faire face à ce phénomène. C’est une bonne chose que le corps des gendarmes qui est généralement habitué aux enquêtes, s’adapte à la lutte contre ce fléau », a-t-il justifié.
Selon les experts, l’argent collecté de la cybercriminalité peut financer toutes sortes de délinquance, y compris le terrorisme. D’où soulignent-ils, la nécessité de la «création d’une unité nationale de lutte contre la cybercriminalité, la création d’un numéro vert…». Les formateurs ont même proposé d’aller jusqu’au blocage des sites Internet malveillants qui ternissent l’image du Cameroun ; quoique  Oumarou Djamyaya a reconnu que la tâche est immense. L’on annonce dans les mois à venir d’autres séminaires de cet acabit dans les autres corps d’armée du Cameroun.

Douala: Les gendarmes sautent sur Mboua Massok

Le leader de la Nouvelle dynamique africaine (NODYNA) a été arrêté hier jeudi 24 juin 2010 à Douala, par les éléments de la brigade de gendarmerie de Ndogbong. Il est reproché au «père des villes mortes» d’avoir mis en circulation des tracts où le «Combattant» Mboua Massok invite le peuple camerounais à rester vigilants. Dans ces tracts, le président de la NODYNA demande aux autorités en charge de la gestion des élections, la transparence électorale. Et ce dernier annonce des manifestations à partir du 9 août 2010. Après la brigade, il sera conduit à la compagnie de Ndogbong où il sera de nouveau cuisiné avant d’être relâché. Joint au téléphone, un de ses lieutenants affirme que «la lutte pour la libération du peuple camerounais ne fait que commencer. Depuis que nous sommes sur le terrain, nous sommes persécutés par le pouvoir». Ce fidèle du «Combattant» Mboua Massok fait allusion à l’arrestation et à la déportation de leur leader à Yingui dans le département du Nkam et toutes les autres tribulations observées dans le cadre de «Le pas décisif», la marche pacifique engagée par Mboua Massok.

Projet de loi: Les nouveaux habits du Code minier


Un avant projet de modification de  la loi du 16 avril 2001, portant sur un Code minier au Cameroun a été soumis à la conférence des présidents à l’Assemblée nationale. Le Code minier sera toiletté. Si l’on s’en tient à l’exposé des motifs, les modifications voulues interviennent dans une dynamique de correction des insuffisances préjudiciables au développement économique du Cameroun. Le texte transmis au cabinet du président de l’Assemblée nationale (PAN) depuis la dernière  session ordinaire de mars 2010 par le président de la République, souligne que  si la loi en vigueur a permis d’attirer à ce jour une trentaine de compagnies minières, il  existe  des carences révélées à l’épreuve des faits. Notamment des dysfonctionnements, à l’instar, de l’inefficience ou l’abandon des travaux du fait du manque de financement, de la spéculation boursière autour des titres miniers au détriment de l’Etat. Pour pallier ces manquements, l’avant projet de loi suscite des amendements au Code en vigueur en ses articles 2, 8, 11,16, 20, 23, 32, 37, 38, 39, 40, 44, 49, 50, 90, 97 et 98, soit 17 dispositions au
total. Dans le fond, ce réaménagement encourage l’exigence de justification de la capacité technique et financière avérée dans la valorisation des minerais « pour tout postulant à un titre minier.» Il faut y greffer la valorisation des recettes par  l’institution d’une plus value ou d’un bonus à payer par transaction.
Mais il y a également des modifications typologiques apportées à certains titres miniers. Il s’agit précisément de l’introduction d’un permis de certification pour les gisements connus et absolument d’un permis d’exploitation de la petite mine pour des gisements et réserves marginales. L’avant projet qui sera sans doute proposé tel quel à la commission compétente avant l’adoption en plénière, présente d’autres innovations du point de vue fonctionnel. Illustration : à l’avenir les acteurs du secteur de l’exploration minière auront la possibilité de passer des accords intermédiaires avec des investisseurs étrangers et locaux. Ce qui favoriserait le
développement de l’industrie de transformation locale, utile pour booster les recettes fiscales relatives aux fonds de reconstitution des gisements. De nouvelles dispositions sont également prévues dans le même sens dans ce texte en étude.Par ailleurs, ce jour même (26 juin 2010) se tient dès 09 heures 30 la
dernière séance des questions orales aux membres du gouvernement dans le cadre de cette session ordinaire de juin 2010. Des informations de couloirs font cas d’autres projets de loi qui pourraient être annoncés au cours de cette plénière.

Au tribunal: L’affaire Paul Eric Kingué renvoyée au 22 juillet prochain


Renvoyée dans un premier temps pour le 27 mai 2010, parce que les co-accusés du maire de Njombé-Penja n’avaient pas été extraits du pénitencier, malgré un ordre que l’on disait avoir été signé la veille, et ensuite au 3 juin pour , l’audience d’hier, 24 juin 2010, à la Cour d’appel du Littoral n’a pas eu lieu. Les débats de l’affaire en appel qui met en cause l’ancien maire de Njombé-Penja, suite aux émeutes de février 2008, n’ont pas été ouverts. La Cour n’étant pas régulièrement constituée et les témoins de l’accusation étant, comme toujours, absents, les débats sur le fond ne pouvaient avoir lieu. Une raison somme toute suffisante pour que l’audience soit renvoyée au 22 juillet prochain.
Cette fois-ci, les coaccusés de l’ancien maire ont été extraits de la prison centrale de New-Bell. Arrivé très tôt hier matin, Paul Eric Kinguè n’était donc pas le seul accusé présent dans le box, hier à la Cour d’appel du Littoral. L’ex maire de Njombé-Penja n’a pas apprécié que l’audience soit une fois de plus renvoyée. « Ce n’est pas possible. On ne peut pas croire que nous soyons dans un pays de démocratie et qu’on en est à renvoyer une affaire plusieurs fois de suite. Je veux être fixé sur mon sort. Si je dois être crucifié, qu’on me le dise. S’ils ont des éléments pour me condamner qu’ils le fassent », gronde Paul Eric Kingué qui n’a pas apprécié cette lenteur qui, selon lui, n’est pas pour faire avancer les choses.
C’est pour la 22ème fois que cette affaire subit des renvois en appel. Selon bien de curieux venus assister à l’audience, « cette situation dans laquelle l’on se trouve montre bien que tout est mis à œuvre pour que l’affaire perdure et que le principal mis en cause dans cette affaire soit maintenu en détention aussi longtemps que possible  » lance d’eux, avant de poursuivre, « les vrais auteurs de ce qui s’est passé en février 2008 sont déjà hors de nos frontières. Tout ce qui est actuellement relève du folklore. A chaque fois que l’on s’attend à ce que les débats sur le fond commencent, il y a toujours quelqu’un qui manque à l’appel.» Ce sentiment, c’est l’occasion de le dire, est partagé par tous les Camerounais qui ne sont pas dupes et qui voudraient que lumière soit faite.
Affaire à suivre

vendredi 25 juin 2010

Un nouveau directeur général à Camair Co



Depuis hier, 4 février 2010, la Cameroon airlines corporation (
Camair Co) a un nouveau directeur général. Il s’agit d’Alex Van Elk, qui remplace à ce poste Gilbert Mintonneau. Ce dernier avait plié bagages moins d’un an après sa nomination le 30 décembre 2008. Difficile pour l’instant d’avoir des informations sur le parcours du nouveau venu. De bribes d’informations nous indiquent qu’il est de nationalité belge et est l’ancien directeur général d’Arik air, une compagnie aérienne nigériane créée en 2004.
Ce changement à la tête de la Camair Co vient en tout cas relancer le débat sur la mise sur pied effective de la compagnie aérienne camerounaise créée par décret présidentiel le 11 septembre 2006. Un plan d’actions et un calendrier pour le démarrage effectif des activités de Camair Co avaient été présentés par le directeur général de la société dans le cadre d’une concertation avec le ministère des Transports (MINTRANS), le ministère des Finances (MINFI), celui de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) et l’Autorité civile aéronautique du Cameroun (CCAA). Tout cela reposait essentiellement sur : la constitution définitive de Camair Co en parachevant la constitution de la société par le biais des formalités légales de l’OHADA ; la conception et l’élaboration d’un business plan réaliste et surtout crédible ; et le traitement des questions techniques. Certaines avancées vers le décollage de la nouvelle compagnie avaient été observées. Il y a d’abord eu la délivrance par la CCAA d’une licence d’exploitation aérienne à durée indéterminée à Camair Co. Cette licence autorise la compagnie de transport aérien à effectuer des vols de transport commercial, de passagers, de courrier et de fret.
Cette licence avait été délivrée en juillet de l’année dernière et la société avait un délai de six mois pour se mettre définitivement en conformité avec la réglementation. Ce qui n’est toujours pas le cas, selon une source proche du dossier. Le certificat de transport aérien (délivré après présentation par l’entreprise des garanties techniques suffisantes) n’est pas encore acquis par Camair Co, même si l’on explique qu’il n’est pas exigible pour une compagnie en cours de certification. Autre fait : le recrutement du personnel de la nouvelle compagnie aérienne. La Camair Co avait lancé un recrutement de 443 employés dont 30 pilotes et 75 personnels navigants. Dans le même temps, le ministre des Finances signait un contrat avec la compagnie allemande Lufthansa consulting pour le recrutement des dirigeants de la Compagnie. D’ailleurs, un cadre du MINFI joint au téléphone hier pour en savoir un peu plus sur la nomination du nouveau DG lançait : « je ne peux rien vous apprendre. Ce n’est plus nous qui gérons cela. C’est la Lufthansa ».
Qu’en est-il donc de ce recrutement ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question pour l’instant, alors que la procédure de recrutement était sensée s’achever en décembre 2009. Cette cacophonie n’est pourtant rien à côté du conflit de compétence qui prévaut au sein même du gouvernement camerounais par rapport à ce dossier. Il se peut en effet que le ministre des Finances et celui des Transports ne soient pas d’accord sur « la gestion » du Dja. Le conflit a éclaté au grand jour lors du retour de l’aéronef en terre camerounaise, réceptionné par Essimi Menye en l’absence de son homologue des Transports Bello Bouba Maïgari. Ce dernier et l’administrateur délégué envisageaient un décollage rapide de la Camair Co grâce au retour du Dja. Mais, selon les propos de Essimi Menye repris par notre confrère La Nouvelle Expression : « Camair Co va démarrer. Et ce n’est pas avec le Dja qu’il démarre (…) Le plus important est le staff dirigeant. Nous avons déjà lancé un appel d’offres pour le recrutement d’un directeur général, d’un directeur financier et d’un directeur de l’exploitation… ». Avec la nomination hier du Belge Alex Van Elk, cet aspect est déjà achevé. Combien de temps vont attendre les Camerounais pour voir leur nouvelle compagnie aérienne voler ?

Mondial: Paul Le Guen quitte la sélection du Cameroun


LE CAP, Afrique du Sud (Reuters) - Paul Le Guen a annoncé jeudi soir, après la troisième défaite du Cameroun en autant de match à la Coupe du monde, sa démission du poste de sélectionneur.
"Mon contrat se termine et il était clair depuis le début que je m'arrêterais maintenant. Peut-être que je n'ai pas réussi à unifier l'équipe et à la faire jouer ensemble", a dit le technicien français après le match perdu contre les Pays-Bas 1-2 au Cap.
"Je ne désignerai ni n'accuserai personne. Je pensais que j'aurais de meilleurs résultats dans ce match", a-t-il ajouté.
Le Cameroun a terminé à la dernière place du groupe E après avoir été battu trois fois, par le Japon (0-1), le Danemark (1-2) et les Pays-Bas (1-2).
Durant la campagne de qualifications, mal commencée par les Lions indomptables, Le Guen avait su donner un nouvel élan à la sélection camerounaise.
Il avait signé un premier contrat de cinq mois en juillet 2009 avec l'objectif de qualifier l'équipe pour le Mondial. Il avait alors demandé à venir avec son staff et souhaité obtenir de meilleures conditions de travail, notamment en termes d'installations et d'équipements sportifs.
Il avait ensuite prolongé son contrat pour disputer la phase finale à la tête du onze camerounais.

mardi 22 juin 2010

L'Echec du pipeline tchad-cameroun


L'ÉCHEC DU PIPELINE PÉTROLIER CAMEROUN - TCHAD
(08/06/2010)
Présenté il y a 10 par la Banque Mondiale comme un projet pouvant significativement
 réduire la pauvreté au Cameroun, le pipeline reliant au Tchad n'a pas apporté toutes les satisfactions
Par Redaction Bonaberi.com
La déception du pipeline Tchad - Cameroun
La déception du pipeline Tchad - Cameroun















D'après un rapport rendu par trois ONG - Centre pour l'environnement et le développement (CED)
, la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (Focarfe) et
 le Réseau de lutte contre la faim (Relufa) -, le projet d'oléoducentre le Cameroun et le Tchad n'a pas
 apporté au Cameroun le développement escompté.

L'oléoduc pétrolier qui relie Doba - Sud Ouest du Tchad - à Kribi au Sud sur plus de 1000 kilomètres
et a coûté près de 3 milliards d'euros - près de 2000 milliards de francs CFA - avait été présenté
 il y a 10 ans comme un projet modèle, pouvant éradiquer la pauvreté au Cameroun et au Tchad.







Loin d'avoir atteint son but, l'oléoduc aurait d'après le rapport des ONG apporté de nombreuses 
maladies qui ont touché les populations locales. La majorité des malades n'auraient d'ailleurs pas 
touché de compensation, ce qui est pourtant d'usage lorsqu'une maladie est causée par une activité
 industrielle - pollution de l'eau ou de l'air, nuisances sonores....

Valery Nodem, responsable du Relufa a par ailleurs déploré la mauvaise gestion des fonds
 générés par le pipeline. Fin 2009 par exemple, le Cameroun avait empoché près de
 100 milliard de francs CFA de droits, taxes et dividendes divers, mais "l'argent ne va pas là où il devrait".

En marge de la non renttabilité socio-économique du projet, les ONG ont aussi dénoncé le manque
de préparation face à des désastres écologiques ; en Avril dernier justement avait eu lieu une fuite
 de pétrole au large de Kribi.





Pipeline Tchad-Cameroun: Des riverains réclament
126 millions de Fcfa à Cotco
La tension est vive au village Nkometou I, dans l’arrondissement de Soa, 
sur la route d’Obala. En effet, a-t-on appris au cours d’une descente dans 
ce village vendredi dernier, depuis 2002 les jeunes dudit village vivent dans 
le désœuvrement total. Et pour cause, la carrière du village, qui existe depuis 
1936 selon les témoignages, et dont l’exploitation était la principale activité génératrice
 de revenus pour les populations, a été fermée, suite à une décision de la 
Cameroon Oil Transportation Company (Cotco) ; société qui s’est occupée 
de la construction du pipeline Tchad-Cameroun. 

Motif de cette fermeture matérialisée par des dos d’ânes géants qui empêchent

 tout accès de véhicule à la carrière, l’oléoduc Tchad-Cameroun qui traverse 
la carrière ne doit en aucun cas être empiété par des véhicules, au risque de provoquer
 une érosion autour de la canalisation transportant le pétrole tchadien jusqu’à Kribi. 

Aujourd’hui, les populations de ce village, aidées par le Relufa, la Focarfe et le Ced, 

trois Ong qui s’occupent du suivi des activités autour du pipeline Tchad-Cameroun, 
réclament à la Cotco non seulement la réouverture de l’accès à cette carrière, mais 
aussi le payement d’un manque à gagner estimé à 126 millions de Fcfa.
 «Nous sortions de la carrière 15 camions de sable par mois, que nous vendions 
à 1,5 millions de Fcfa ; C’est cette somme multipliée par le nombre d’année que 
la carrière est fermée qui nous a permis de déterminer le montant que Cotco doit
 nous payer», explique Michel Messomo, le chef du village que les populations 
ont failli molesté en septembre dernier, soupçonné qu’il était d’avoir passé
 un deal avec Cotco. Information qui va s’avéré fausse, puisque, apprend-on aussi 
bien des Ong sus mentionnés que des populations du village, Cotco nie avoir interdit
 l’accès à la carrière. Et fait donc valoir son indisponibilité à payer le manque à gagner
 revendiqué par les populations du village. 


Indemnités 

Quid de la réouverture de cet espace qui permettait jusqu’ici aux populations de 

Nkometou I et environs de gagner leur vie ? Selon le chef de village, à trois reprises
 déjà, au cours de rencontres avec des responsables de Cotco, il a été demandé 
aux villageois de défricher les abords du chemin qui conduit à la carrière, afin que 
des engins viennent ouvrir la route et surtout détruire les dos d’ânes bloquant 
l’accès à la carrière. «Nous avons déjà défriché trois fois. Mais Cotco n’a pas 
envoyé les engins. Et les herbes ont à nouveau envahi la route», se désole
 Nathanaël Ntsama Eloundou, un habitant du village. 

A 5 km de Nkometou I, dans le village Nkolntara, l’entreprise chargée de la gestion 

du pipeline est à nouveau mise à l’index. Ici, Vincent Nguini, le secrétaire général 
de la chefferie, révèle que depuis 2002, les habitants du village continuent sans succès
 de réclamer à Cotco, le payement de la «compensation communautaire», sorte 
d’indemnité payée à toutes les communautés qui ont subi des dommages pendant 
la construction du pipeline Tchad-Cameroun. «Nous ne réclamons que 1,950 million 
de Fcfa. On a convenu avec Cotco que cela nous soit payé sous forme de matériel
 agricole, notamment 52 pulvérisateurs et 53 brouettes», affirme Vincent Nguini, 
qui précise que «Nkolntara est le seul village qui n’a pas encore reçu sa compensation 
communautaire sur les 242 villages concernés». Autant de plaintes que semblent pour 
l’instant éclipser les66 milliards de Fcfa déjà engrangé par le Trésor public camerounais,
 au titre de droit de transit du pétrole tchadien, qui coule dans le pipeline

Eto'o : «Beaucoup de regrets»


Eto'o : «Beaucoup de regrets»

Pour sa troisième phase finale d'une Coupe du monde, Samuel Eto'o perd pour la troisième fois au premier tour.(REUT)
Pour sa troisième phase finale d'une Coupe du monde, Samuel Eto'o perd pour la troisième fois au premier tour.(REUT)
De tous les joueurs camerounais, Samuel Eto'o a été l'un des rares à s'arrêter devant les médias samedi à Pretoria après la défaite face au Danemark (1-2), deuxième revers synonyme d'élimination prématurée. Marqué par ce cuisant échec et encore sous le coup de l'émotion, le capitaine des Lions indomptables avait le masque. Mais il a parlé. Lui ne s'est pas défilé. « On avait notre mot à dire dans cette compétition, a-t-il estimé. Mais on a manqué de réussite. Ce soir, on s'est créé pas mal d'occasions, on aurait pu tuer le match en première période. Mais le destin n'a pas souhaité que les choses se passent ainsi. Maintenant, il faut terminer dans la dignité pour le peuple camerounais. »
«JE VOULAIS RÉUSSIR UNE BONNE COMPÉTITION. J'ESPÉRAIS VRAIMENT ALLER LOIN.»
L'attaquant de l'Inter Milan, qui a réussi un fantastique triplé avec son club (Coupe - Championnat - Ligue des champions), a confié vivre en Afrique du Sud la plus grosse désillusion de sa carrière. « J'avais misé toute ma saison sur cette Coupe du monde. Je voulais réussir une bonne compétition. J'espérais vraiment aller loin. L'aventure s'arrête avec beaucoup de regrets. J'ai donné tout ce que j'avais dans les jambes et dans mon coeur. »

«Des erreurs ont été commises»

Depuis son arrivée sur le sol sud-africain, la sélection camerounaise vit dans un climat extrêmement tendu. En raison de plusieurs polémiques (la tactique, le choix des hommes...), le groupe s'est divisé en plusieurs clans. Et Le Guen s'est retrouvé esseulé. Zéro point en deux matches, c'est un naufrage total. « Quand vous perdez, c'est que des erreurs ont été commises, a ajouté Eto'o, d'un ton monocorde et d'une voix difficilement perceptible. Il y en a toujours. Il y en a eu lors du premier match et il y en a encore eu ce soir. » Il reste une dernière chance à blanc contre les Pays-Bas pour tenter de quitter l'Afsud la tête haute

Le Guen ne partira pas



Cameroun : Le Guen ne partira pas

Malgré l'élimination prématurée du Mondial sud-africain du Cameroun, samedi après une deuxième défaite en deux matchs, concédée face au Danemark (1-2), Paul Le Guen, le sélectionneur français des Lions Indomptables, a indiqué en conférence de presse qu'il ne démissionnerait pas.

Paul Le Guen ne partira pas de lui-même. Alors que le Cameroun ne peut plus atteindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde, le technicien breton a reconnu un « échec » lors de la conférence de presse organisée après la défaite des Lions Indomptables face aux Danois mais a refusé d'évoquer sa démission : « Je ne démissionnerai pas. Je reconnais l'échec de la Coupe du monde mais j'ai travaillé pour le bien de la sélection. L'équipe avait une âme, de l'envie et a montré de belles choses. Cela ne suffit pas à me consoler mais c'est la vérité. » Pas sûr cependant que les dirigeants camerounais lui accordent de nouveau leur confiance pour les prochaines échéances

Le Guen : « J'assume tout »

Même s'il a le sentiment que son équipe a «tout donné», le sélectionneur du Cameroun, Paul Le Guen, déjà éliminé, aborde le dernier match «avec des regrets».
Le Cameroun de Paul Le Guen n'a pas fait long feu. Après deux défaites, elle est la première nation éliminée.(AFP)
Le Cameroun de Paul Le Guen n'a pas fait long feu. Après deux défaites, elle est la première nation éliminée.(AFP)
« Paul Le Guen, cette élimination est-elle une grosse désillusion ?
C'en est effectivement une. Il y avait pourtant beaucoup d'espoir et ce match a témoigné que nous avions raison d'en avoir. Malheureusement, nous avons manqué d'efficacité, nous n'avons pas su concrétiser lors de nos moments forts. C'est une grosse déception. L'équipe avait une âme et de l'envie. Mais cela ne suffit pas à nous consoler.


Echec du cameroun en coupe du monde

Après l’élimination prévisible en quart de finale de la CAN, l’heure du bilan a sonné. 

1-l'ImpréparationQu'on le veuille ou non, Leguen a fait preuve d'arrogance en ne commençant pas la préparation à temps, d’autant plus qu'il avait en tête de tester des nouvelles combinaisons.
Avec tout le respect que nous avons pour le Togo, le Gabon et le Maroc en reconstitution que nous avons vaincus en éliminatoire, ces équipes. n’ont  rien avoir avec celles rencontrées pendant la CAN ( la talentueuse  Tunisie, la joueuse Zambie ,et la redoutable Egypte  au  collectif  mieux huilé que le notre). Ayons le courage de reconnaître que nous avons fait preuve d'un manque d'humilité qui nous a été fatal.
2-Le Choix des hommes.Paul Le Guen, fort de son sans faute pendant les éliminatoires, s’est dit qu'on pouvait prendre les mêmes et continuer dans la même lancée.
A l'exception de Matip qu'il a voulu ajouter à sa liste, on se demande vraiment s'il a fait le tour de la diaspora camerounaise pour  dénicher les éléments capables d'apporter un plus à son noyau.
Pour revenir au cas Matip dont la gestion de son intégration a été approximative, nous pensons que tous les bi- nationaux qui peuvent intégrer les Lions, leurs cas doit être traités avec minutie et stratégie pour les séduire. Ce n'est pas à une semaine de la compétition que l'on doit envoyer une mission Fécafoot-Minsep pour aller négocier avec les parents ou  les clubs des joueurs concernés.
Avant de présélectionner un joueur de nationalité étrangère, on doit s'assurer que toutes les conditions administratives sont réunies pour qu'il nous rejoigne.
La Fécafoot et le Minsep devraient d'ailleurs s'appuyer sur les nombreux entraîneurs camerounais exerçant en Europe et anciennes gloires qui y résident pour préparer le terrain.
3-Les choix tactiques.
Paul Le Guen fort de la réussite de son 1-4-3-3 pendant les éliminatoires; a maintenu le même dispositif malgré le fait qu'il ait aligné 4 compostions d'équipes différentes à raison d’une à chaque rencontre.
Il est important qu'il sache que ce dispositif est bon lorsque l'on dispose de 3 grands attaquants capables de fixer la défense adverse ; ce qui n'est pas possible avec les éléments sous la main actuellement.
A ce niveau, le Cameroun à l'exception d'Eto'o samuel, n'a pas d'autres éléments capables de jouer ce rôle. Il faut penser à faire venir Ngog, Chopouo-Moting, Ngwat mahop, Nong Aloys, Aboubakar de coton sport, pour créer la concurrence aux webo et autre Idrissou.
Au milieu de terrain, tous les joueurs alignés ont le même profil. Ils sont tous des récupérateurs, aucun meneur de jeu, il n'y a personne capable de  percuter sur les flancs capable de déborder et contourner les défenses renforcées.
Rôle qui était souvent dévolu aux éléments de rupture à l’instar de Ngom Kome ; rôle que pourrait bien jouer le jeune Franck Songo'o. En milieu gauche nous alignons des droitiers ! Où sont passés les Ollé Ollé Junior des lions espoirs? Pourquoi ne pas faire venir le jeune Boumal des juniors qui a montré des bonnes dispositions sur le flanc gauche pendant la coupe du monde en Égypte à l’automne dernier?
En défense, on ne reviendra pas sur l'usure physique de certains titulaires sur lesquels on ne comptera pas pour la coupe du monde, mais il existe des pistes à explorer pour les remplacer (Gaétan Nbong, Kana Biyick Junior, Antonio Ghomsi...)
Au goal Kameni, qui joue au sénateur faute de concurrent est loin de son niveau des JO 2000 où il a émerveillé le monde entier. Il est temps de donner la chance à d'autres gardiens.
Le Cameroun a  bâti sa réputation internationale par une défense de fer avec un gardien de classe mondiale. Ce secteur ne saurait être notre tendon d'Achille. A Paul Le Guen d'intégrer cette donne pour adapter son dispositif en fonction de cette réalité.
Nous ne pourrons pas rivaliser en coupe du monde face au à la Hollande, le Danemark, voire le Japon avec un dispositif de 1-4-3-3. Sans réajuster notre défense et renforcer notre milieu, sinon on court à la pire humiliation que le Cameroun n'aie jamais connue en compétition internationale.
Renforcer notre  milieu de terrain en jouant à 4 voire 5 éléments n'est pas un signe de faiblesse mais une preuve d'intelligence en tenant compte du matériel humain à notre disposition.
A cet effet nous pouvons dire à PLG que c'est au niveau du milieu que nous sommes le plus riche et qu'il y a l'embarras du choix (à défaut de meneur de jeu on a suffisamment de récupérateurs de haut vol). Il suffit de trouver la bonne combinaison et cela passe par des matches amicaux.
4-L'encadrement techniqueNotre pays regorge de techniciens chevronnés qui, s'ils ne peuvent être entraîneurs en chef à cause de nos querelles camerouno-camerounaises, peuvent très bien apporter une certaine lecture de notre football qui a ses spécificités au staff actuel constitué essentiellement de Français. Les locaux pourraient ainsi jouer le rôle d’assistants par exemple.
Nous rappelons à toute fin utile que lors du mondial Italien, le russe Nepomniachi était assisté de Manga Onguéné, Jules Nyonga,et kaham Michel. Ces techniciens locaux ont largement contribué à notre succès. Jean paul  Akonoa, assisté de Ndtoungou a  remporté les JO de 2000.
Avec tout le respect que j'ai pour Thomas Nkono, il ne saurait à lui tout seul apporter la ''touche'' camerounaise dont les lions ont besoin étant confiné à la préparation des gardiens de buts. Aux pouvoirs publics de renforcer ce staff avec un coach camerounais chevronné pour seconder Le Guen.
CONCLUSION
Loin de tout remettre en cause, il faut se remettre au travail des cet instant, éviter la chasse aux sorcières en cherchant des boucs émissaires. Nous sommes tous responsables chacun à son niveau de ces résultats. Les grandes nations sont celles qui savent se relever suite à un échec. Nous avons donné quelques pistes de réflexions plus haut, que les pouvoirs publics donnent les moyens pour  la poursuite d'une préparation efficiente et que l'union sacrée autour des Lions soit maintenue pour que les Lions hissent le drapeau camerounais le plus haut possible en juin prochain le meilleur reste à venir.
VIVE LES LIONS INDOMPTABLES

douala stock exchange


http://www.douala-stock-exchange.com/indiceref_fr.php

  

Concernant le marché des actions, le cours de la valeurSAFACAM est resté stable et a terminé la séance avec un niveau de  35 000 FCFA.

La valeur SEMC a réalisé la meilleure performance et s’est appréciée de 3%, s’établissant à un cours indicatif de 79 595 FCFA.

La valeur SOCAPALM, quant à elle, réalise un très léger repli  et pointe à 33 319 F CFA.

En terme de physionomie du marché, SAFACAM a été la seule valeur active du marché en réalisant des transactions d’une valeur de 2 975 000 F CFA, correspondant à la négociation  de 85 titres.

La capitalisation boursière se chiffre à présent à 72 969 233 245 FCFA.

Pour le marché des obligations, l’emprunt obligataire de la IFC« MOABI IFC 4.25 % 2009 – 2014 » a clôturé la séance à100.01 %, comme à la séance précédente.

Aucune transaction n’a été réalisée sur ce marché.

mardi 25 mai 2010

Vers la fin du suspens ?: CAMAIR CO décolle dès le 1er avril 2011


Tout le top management de CAMAIR CO, en gestation, a participé à cette conférence de presse. Pour le moment, ils sont 4 à conduire la mise en place de la compagnie nationale. En tête, il y’a le Hollandais Alex Van Elk Directeur général (Dg) nommé par un décret du président Paul Biya, le 04 février 2010. Le numéro 2, le Belgo-américain, Yvan Drewinsky, Directeur des opérations, vient d’atterrir au Cameroun, en remplacement de l’Autrichien Gustave Baldoph, nommé par le même décret présidentiel. Ce dernier a jeté l’éponge en avril dernier, au profit de la plus grande compagnie aérienne en Inde, Air India, en fustigeant les lenteurs administratives au Cameroun. Il y a aussi le Trinido- américain, Roy Happypersad, Directeur financier ; et l’Ougandaise Stella Kiwanuka, directeur des Ressources humaines. Cette rencontre avec les journalistes marque la première sortie officielle de Alex Van Elk et son équipe, pourtant non encore officiellement installés dans leurs fonctions respectives. C’est à l’hôtel Hilton de Yaoundé où le Dg de CAMAIR CO loge et travaille, sans bureaux, depuis le 02 mars 2010, jour de son arrivée au Cameroun, que l’échange avec la presse s’est déroulé. Alex Van Elk a indiqué qu’il compte quitter l’hôtel, tout son staff d’expatriés avec, dans quelques trois semaines, pour s’installer au deuxième étage de l’immeuble qui abritait la défunte Cameroun Airline, Camair, non loin de la cathédrale à Yaoundé. Dans la même période, dit-il, l’immeuble de l’ex-CAMAIR à Douala sera récupéré pour servir, comme par le passé, de quartier général à la nouvelle compagnie, dont le premier vol est programmé le 1er avril 2011, à en croire Alex Van Elk.
Mais en attendant d’y parvenir dans un an, il y a encore beaucoup de choses à faire. Entre autres, le recrutement d’un directeur Commercial dont l’appel d’offre international est déjà lancé, de même que le recrutement du personnel de la compagnie. Quid de l’appel à candidature lancé l’an dernier par les autorités camerounaises en vue du recrutement de 400 employés ? « Les dossiers de candidature rassemblés par M. Mendouga (Paul Alain, cadre au ministère des Transports et membre du conseil d’administration de la CAMAIR-co, Ndlr) seront pris en compte. Mais cela fait six mois qu’il les a reçus. Il n’est pas exclu que certains parmi ces dossiers ne soient plus conformes. Nous n’excluons pas la possibilité de procéder à de nouveaux appels à candidature sur la base de critères très rigoureux. Car nous avons le devoir de mettre en place une compagnie nationale très professionnelle. Nous ne recruterons que des personnes dont la compétence est avérée », confie Alex Van Elk qui soutient que, s’il n’y a pas de nationaux dans l’équipe qui pilote la phase actuelle de mise en place de CAMAIR-Co, c’est parce que le cabinet allemand Lufthansa Consulting Group, partenaire stratégique de CAMAIR-co dans la conduite de ces recrutements, n’a trouvé aucune compétence locale. En d’autres termes, le Cabinet n’a vu aucun Camerounais méritant ! En dehors des recrutements ainsi envisagés, des réglages techniques liés au système informatique à adopter préoccupe le staff qui annonce, à cet effet, l’arrivée au Cameroun des consultants de Lufthansa Consulting Group. C’est dans deux semaines. Alex Van Elk semble même vouloir chambouler tout ce qui a été fait jusqu’ici par les pouvoirs publics. Il parle de l’éventualité d’un changement de logo, pourtant présenté à grand renfort de publicité par le ministre des Finances, Essimi Menye. Les couleurs et le nom de la compagnie sont également à revoir. « Nous restons ouvert à de nouvelles propositions. Ceci, afin de donner à la compagnie nationale que les Camerounais appellent de tous leurs vœux, la chance d’avoir les meilleurs motifs et dénominations possibles », a-t- indiqué à la presse.Recrutement du personnel
Les lignes à desservir
Le Directeur général de CAMAIR-co affirme que 4 avions, dont la marque reste à déterminer, entre le Boeing, l’Airbus, le Bombardier ou tout autre type d’avion, constitueront la flotte de démarrage. Pour lui, CAMAIR CO ne dispose encore d’aucun avion. Le Boeing 767, déjà estampillé CAMAIR-co, et qui avait effectué un vol expérimental l’année dernière reste à son avis une propriété du gouvernement, qui sera seul à décider de son affectation à la nouvelle compagnie ou non. Toutefois, il déclare que pour tenir cet avion, le Dja, techniquement propre, il effectuera dès à présent environ 1 à 2 heures de vol entre Douala et Yaoundé par semaine ; question de lui éviter les pannes dus au défaut d’utilisation et de garder en éveil les réflexes du pilote. Et lorsque CAMAIR-Co démarrera effectivement en avril 2011, les lignes domestiques (Douala-Yaoundé-Maroua-Garoua) seront parcourues deux fois par jour en allée et retour. Les lignes continentales d’Afrique centrale et de l’Ouest seront également couvertes, en priorité, et dans une moindre mesure l’Occident. Ce, en attendant d’agrandir la flotte pour parcourir le reste du monde.
C’est le 11 septembre 2006, que Paul Biya crée une nouvelle compagnie nationale de transport aérien, CAMAIR CO, pour remplacer la défunte CAMAIR. Puis, il a fallu attendre deux ans, précisément le 30 décembre 2008, pour que l’équipe  dirigeante de la CAMAIR CO soit connue, avec notamment la nomination du Français Gilbert Mitonneau au poste de directeur général, et des membres du Conseil  d’administration présidé par Philémon Yang, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Mais, subissant diverses pressions de la part des membres de ce Conseil d’administration, qui veulent à tout prix faire recruter leurs protégés, Gilbert Mitonneau va craquer et démissionner en mars 2009. Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que la création d’une équipe provisoire de gestion de la CAMAIR CO au ministère des Transports ; équipe présidée par Paul Alain Mendouga. Ce, jusqu’à l’entrée en scène de Alex Van Elk sur qui Paul Biya fonde tout son espoir aujourd’hui, d’après les propres dires du concerné. A son actif, on met la direction de la compagnie internationale privée nigériane Arik Air et des aéroports du Nigeria. Quant aux Camerounais, ils entendent juger le maçon au pied du mur. A eux, le Dg demande de prendre leur mal en patience, et qu’il n’est pas le genre à abdiguer devant les obstacles. Avril 2011 n’est plus vraiment loin. On attend !