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mardi 25 mai 2010

Vers la fin du suspens ?: CAMAIR CO décolle dès le 1er avril 2011


Tout le top management de CAMAIR CO, en gestation, a participé à cette conférence de presse. Pour le moment, ils sont 4 à conduire la mise en place de la compagnie nationale. En tête, il y’a le Hollandais Alex Van Elk Directeur général (Dg) nommé par un décret du président Paul Biya, le 04 février 2010. Le numéro 2, le Belgo-américain, Yvan Drewinsky, Directeur des opérations, vient d’atterrir au Cameroun, en remplacement de l’Autrichien Gustave Baldoph, nommé par le même décret présidentiel. Ce dernier a jeté l’éponge en avril dernier, au profit de la plus grande compagnie aérienne en Inde, Air India, en fustigeant les lenteurs administratives au Cameroun. Il y a aussi le Trinido- américain, Roy Happypersad, Directeur financier ; et l’Ougandaise Stella Kiwanuka, directeur des Ressources humaines. Cette rencontre avec les journalistes marque la première sortie officielle de Alex Van Elk et son équipe, pourtant non encore officiellement installés dans leurs fonctions respectives. C’est à l’hôtel Hilton de Yaoundé où le Dg de CAMAIR CO loge et travaille, sans bureaux, depuis le 02 mars 2010, jour de son arrivée au Cameroun, que l’échange avec la presse s’est déroulé. Alex Van Elk a indiqué qu’il compte quitter l’hôtel, tout son staff d’expatriés avec, dans quelques trois semaines, pour s’installer au deuxième étage de l’immeuble qui abritait la défunte Cameroun Airline, Camair, non loin de la cathédrale à Yaoundé. Dans la même période, dit-il, l’immeuble de l’ex-CAMAIR à Douala sera récupéré pour servir, comme par le passé, de quartier général à la nouvelle compagnie, dont le premier vol est programmé le 1er avril 2011, à en croire Alex Van Elk.
Mais en attendant d’y parvenir dans un an, il y a encore beaucoup de choses à faire. Entre autres, le recrutement d’un directeur Commercial dont l’appel d’offre international est déjà lancé, de même que le recrutement du personnel de la compagnie. Quid de l’appel à candidature lancé l’an dernier par les autorités camerounaises en vue du recrutement de 400 employés ? « Les dossiers de candidature rassemblés par M. Mendouga (Paul Alain, cadre au ministère des Transports et membre du conseil d’administration de la CAMAIR-co, Ndlr) seront pris en compte. Mais cela fait six mois qu’il les a reçus. Il n’est pas exclu que certains parmi ces dossiers ne soient plus conformes. Nous n’excluons pas la possibilité de procéder à de nouveaux appels à candidature sur la base de critères très rigoureux. Car nous avons le devoir de mettre en place une compagnie nationale très professionnelle. Nous ne recruterons que des personnes dont la compétence est avérée », confie Alex Van Elk qui soutient que, s’il n’y a pas de nationaux dans l’équipe qui pilote la phase actuelle de mise en place de CAMAIR-Co, c’est parce que le cabinet allemand Lufthansa Consulting Group, partenaire stratégique de CAMAIR-co dans la conduite de ces recrutements, n’a trouvé aucune compétence locale. En d’autres termes, le Cabinet n’a vu aucun Camerounais méritant ! En dehors des recrutements ainsi envisagés, des réglages techniques liés au système informatique à adopter préoccupe le staff qui annonce, à cet effet, l’arrivée au Cameroun des consultants de Lufthansa Consulting Group. C’est dans deux semaines. Alex Van Elk semble même vouloir chambouler tout ce qui a été fait jusqu’ici par les pouvoirs publics. Il parle de l’éventualité d’un changement de logo, pourtant présenté à grand renfort de publicité par le ministre des Finances, Essimi Menye. Les couleurs et le nom de la compagnie sont également à revoir. « Nous restons ouvert à de nouvelles propositions. Ceci, afin de donner à la compagnie nationale que les Camerounais appellent de tous leurs vœux, la chance d’avoir les meilleurs motifs et dénominations possibles », a-t- indiqué à la presse.Recrutement du personnel
Les lignes à desservir
Le Directeur général de CAMAIR-co affirme que 4 avions, dont la marque reste à déterminer, entre le Boeing, l’Airbus, le Bombardier ou tout autre type d’avion, constitueront la flotte de démarrage. Pour lui, CAMAIR CO ne dispose encore d’aucun avion. Le Boeing 767, déjà estampillé CAMAIR-co, et qui avait effectué un vol expérimental l’année dernière reste à son avis une propriété du gouvernement, qui sera seul à décider de son affectation à la nouvelle compagnie ou non. Toutefois, il déclare que pour tenir cet avion, le Dja, techniquement propre, il effectuera dès à présent environ 1 à 2 heures de vol entre Douala et Yaoundé par semaine ; question de lui éviter les pannes dus au défaut d’utilisation et de garder en éveil les réflexes du pilote. Et lorsque CAMAIR-Co démarrera effectivement en avril 2011, les lignes domestiques (Douala-Yaoundé-Maroua-Garoua) seront parcourues deux fois par jour en allée et retour. Les lignes continentales d’Afrique centrale et de l’Ouest seront également couvertes, en priorité, et dans une moindre mesure l’Occident. Ce, en attendant d’agrandir la flotte pour parcourir le reste du monde.
C’est le 11 septembre 2006, que Paul Biya crée une nouvelle compagnie nationale de transport aérien, CAMAIR CO, pour remplacer la défunte CAMAIR. Puis, il a fallu attendre deux ans, précisément le 30 décembre 2008, pour que l’équipe  dirigeante de la CAMAIR CO soit connue, avec notamment la nomination du Français Gilbert Mitonneau au poste de directeur général, et des membres du Conseil  d’administration présidé par Philémon Yang, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Mais, subissant diverses pressions de la part des membres de ce Conseil d’administration, qui veulent à tout prix faire recruter leurs protégés, Gilbert Mitonneau va craquer et démissionner en mars 2009. Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que la création d’une équipe provisoire de gestion de la CAMAIR CO au ministère des Transports ; équipe présidée par Paul Alain Mendouga. Ce, jusqu’à l’entrée en scène de Alex Van Elk sur qui Paul Biya fonde tout son espoir aujourd’hui, d’après les propres dires du concerné. A son actif, on met la direction de la compagnie internationale privée nigériane Arik Air et des aéroports du Nigeria. Quant aux Camerounais, ils entendent juger le maçon au pied du mur. A eux, le Dg demande de prendre leur mal en patience, et qu’il n’est pas le genre à abdiguer devant les obstacles. Avril 2011 n’est plus vraiment loin. On attend !

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