Renvoyée dans un premier temps pour le 27 mai 2010, parce que les co-accusés du maire de Njombé-Penja n’avaient pas été extraits du pénitencier, malgré un ordre que l’on disait avoir été signé la veille, et ensuite au 3 juin pour , l’audience d’hier, 24 juin 2010, à la Cour d’appel du Littoral n’a pas eu lieu. Les débats de l’affaire en appel qui met en cause l’ancien maire de Njombé-Penja, suite aux émeutes de février 2008, n’ont pas été ouverts. La Cour n’étant pas régulièrement constituée et les témoins de l’accusation étant, comme toujours, absents, les débats sur le fond ne pouvaient avoir lieu. Une raison somme toute suffisante pour que l’audience soit renvoyée au 22 juillet prochain.
Cette fois-ci, les coaccusés de l’ancien maire ont été extraits de la prison centrale de New-Bell. Arrivé très tôt hier matin, Paul Eric Kinguè n’était donc pas le seul accusé présent dans le box, hier à la Cour d’appel du Littoral. L’ex maire de Njombé-Penja n’a pas apprécié que l’audience soit une fois de plus renvoyée. « Ce n’est pas possible. On ne peut pas croire que nous soyons dans un pays de démocratie et qu’on en est à renvoyer une affaire plusieurs fois de suite. Je veux être fixé sur mon sort. Si je dois être crucifié, qu’on me le dise. S’ils ont des éléments pour me condamner qu’ils le fassent », gronde Paul Eric Kingué qui n’a pas apprécié cette lenteur qui, selon lui, n’est pas pour faire avancer les choses.
C’est pour la 22ème fois que cette affaire subit des renvois en appel. Selon bien de curieux venus assister à l’audience, « cette situation dans laquelle l’on se trouve montre bien que tout est mis à œuvre pour que l’affaire perdure et que le principal mis en cause dans cette affaire soit maintenu en détention aussi longtemps que possible » lance d’eux, avant de poursuivre, « les vrais auteurs de ce qui s’est passé en février 2008 sont déjà hors de nos frontières. Tout ce qui est actuellement relève du folklore. A chaque fois que l’on s’attend à ce que les débats sur le fond commencent, il y a toujours quelqu’un qui manque à l’appel.» Ce sentiment, c’est l’occasion de le dire, est partagé par tous les Camerounais qui ne sont pas dupes et qui voudraient que lumière soit faite.
Affaire à suivre

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